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On identifie les troubles sexuels suivants : les dysfonctions sexuelles et les paraphilies. Hommes et femmes peuvent tous deux souffrir de dysfonctionnements sexuels.

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Les troubles

Les diagnostics suivants peuvent être portés lorsque:
- les perturbations décrites sont à l'origine d'une souffrance subjective marquée ou de difficultés interpersonnelles
- elles ne sont pas dues à une affection médicale générale ou induites par une substance
- elles ne sont pas mieux expliquées par un autre trouble psychologique

Les troubles du désir sexuel

La baisse du désir sexuel : Déficience (ou absence) persistante ou répétée de fantaisies imaginatives d'ordre sexuel et de désir d'activité sexuelle.

L'aversion sexuelle : Aversion extrême, persistante ou répétée, et évitement de tout (ou presque tout) contact génital avec un partenaire sexuel.

Les troubles de la sexualité féminine

Un certain nombre de troubles de la sexualité féminine concernent des problèmes physiques (douleurs, malformations…). Cependant, les blocages qui entravent l'épanouissement personnel et une vie sexuelle équilibrée sont le plus souvent de nature psychologique. 

L’absence d’orgasme

L’absence d’orgasme ou 'anorgasmie' implique que la femme ne parvient pas au plaisir durant l’acte sexuel, même si elle peut connaître des phases d’excitation. On distingue les cas où la femme n’est jamais parvenue à l’orgasme (anorgasmie primaire), ceux où elle parvient à un orgasme partiel (orgasme clitoridien et non vaginal), et enfin ceux où elle n’y parvient plus suite à un deuil, un traumatisme ou un accouchement douloureux (anorgasmie secondaire).
Le traitement de ce trouble passe généralement par un suivi thérapeutique avec un sexologue ou un professionnel de la psychologie. Celui-ci s’intéresse soit aux blocages psychologiques personnels de la patiente (peur de se laisser aller, culpabilité face au plaisir…), soit aux problèmes relationnels (manque de communication avec le mari, méconnaissance du plaisir féminin…), les deux facteurs pouvant se combiner. Le traitement personnel de troubles primaires vise à dépasser ses inhibitions et ses phobies par une auto-stimulation. Le traitement relationnel repose sur des exercices en couple : retrouver la séduction, pratiquer des activités ludiques, érotiser son partenaire et son corps, préliminaires.

L’absence d’excitation (frigidité)

Touchant environ 10 % de la population féminine, la frigidité désigne une absence totale de désir et de plaisir lors des rapports sexuels. Rarement d’origine physiologique (sauf si le trouble est lié à des problèmes hormonaux, à une malformation organique, ou à la prise de certains médicaments tels que des neuroleptiques, tranquillisants ou somnifères...), la frigidité est souvent liée à une cause psychologique : éducation trop rigide qui fait de la sexualité un tabou, conflits, décalages des besoins au sein du couple, manque de confiance en soi… Si ces troubles sont souvent résolus par des conseils simples tenant à la relation de couple (rappel de l’importance des préliminaires, attention à l’autre, moments de tendresse…), les blocages ne peuvent parfois être résolus que par une thérapie personnelle. Celle-ci comprendra une identification des origines profondes qui ont conduit la patiente à cette frigidité, puis à une découverte de son corps et de sa sensualité, et enfin au rétablissement d'une communication, voire d'une communion au sein du couple.
 
Vaginisme, le sens interdit

Le vaginisme correspond à un trouble sexuel assez fréquent qui, s’il n’empêche pas les orgasmes clitoridiens, interdit toute pénétration en provoquant une contraction involontaire des muscles pré-vaginaux. On distingue deux types de vaginisme : le vaginisme primaire (la femme n'a jamais pu être pénétrée) et le vaginisme secondaire (réaction due à une infection vaginale, un accouchement difficile, un traumatisme sexuel…). La guérison du vaginisme passe par la consultation d'un gynécologue, d’un sexologue ou d'un psychothérapeute. Ce suivi a pour objectif : d’aider la patiente à cerner l'origine de ses difficultés, à les dépasser et à reprendre confiance dans son propre corps, ainsi que dans son partenaire. Quant à l’efficacité, des études ont montré que la plupart des couples qui ont consulté un sexologue pour un problème de vaginisme, sont parvenus à retrouver une sexualité épanouie, et ce de façon durable.

Douleurs inexpliquées : à la recherche d’une MST…

Les dyspareunies, douleurs ressenties pendant l’acte sexuel, peuvent évidemment être d’origine médicale. Beaucoup de jeunes contractent une MST difficilement détectable sans examen. Les rapports deviennent pénibles sans explication apparente, cela affectant le désir dans le couple.
Au premier rang les mycoses, affection fréquente de la jeune fille, causée par la prolifération d’un champignon très répandu. Au début de la vie sexuelle d’un jeune couple, les mycoses redoublent à cause de la fréquence des rapports sexuels. Chez la femme, les muqueuses rouges et enflammées et les démangeaisons réduisent le plaisir sexuel.
En France, 2 millions de personnes sont concernées par l’herpès génital, mais seules 350 000* d’entre elles ont été diagnostiquées. Les petites vésicules contagieuses ne sont pas toujours repérées par les partenaires, mais provoquent des douleurs lors des rapports. Autre MST, d’origine virale: les condylomes. Ces petites verrues ou tumeurs indolores sont dangereuses mais difficilement repérables lorsqu’elles sont localisées dans le vagin. Leur présence peut aussi a mener un inconfort durant les rapports sexuels. La consultation chez le gynécologue s’impose !

Les troubles de la ménopause

La ménopause peut influer sur le désir sexuel dans des proportions qui varient d’une femme à l’autre. L’arrêt des règles peut se vivre comme une perte de féminité difficile à gérer. Les changements hormonaux vont déclencher une atrophie des revêtements du vagin et de la vulve et une diminution de la lubrification. Ainsi, des douleurs et des irritations peuvent survenir, susceptibles d’entraver le plaisir sexuel.
La prise d’hormones permet de remédier à une partie de ces troubles psychologiques et sexuels.

Douleurs et suite de grossesse

Souvent éprouvée par l’accouchement, préoccupée par son bébé, il faut parfois du temps à la nouvelle maman pour retrouver son désir initial envers son partenaire. Elle peut éprouver des douleurs périnéales, vivre des déséquilibres hormonaux entraînant une baisse du désir sexuel. Ceci est encore aggravé par l’épisiotomie, incision parfois pratiquée pour éviter le déchirement du périnée pendant l’accouchement. Elle doit attendre la cicatrisation avant de reprendre les rapports et peut craindre des souffrances lors de la pénétration.

Les troubles au masculin

La dysfonction érectile est aujourd'hui un sujet que l'on aborde plus facilement. Mais elle reste taboue et souvent passée sous silence. Pourtant, l'enjeu se situe bien au-delà de l'amélioration de la santé sexuelle, car chez un tiers des personnes atteintes de troubles de l'érection, ce symptôme est révélateur d'une autre maladie.
3 millions d'hommes touchés par la dysfonction érectile.

La dysfonction érectile, incapacité à obtenir et à maintenir une érection suffisante et durable pour permettre un rapport sexuel satisfaisant, est assez fréquente. Elle toucherait 32% des hommes de 40 ans et plus, à des intensités variables, soit 3 millions de personnes, tandis que 42% des hommes de plus de 35 ans auraient déjà eu des pannes d'érection.

Malgré une telle incidence et l'arrivée de nouveaux médicaments, la dysfonction érectile reste un sujet tabou que peu d'hommes osent évoquer avec leur médecin. Pourtant, cette affection est source de souffrances : diminution de la santé générale, sociale et mentale avec baisse d'estime de soi et du bien-être personnel.
La prise en charge est donc pleinement justifiée et se confirme même bien au-delà de l'amélioration de la santé sexuelle.

Dysfonction érectile : premier symptôme d'une maladie sous-jacente

En effet, la dysfonction érectile peut aussi être un signal d'alerte de maladies non encore déclarées. Selon une étude récente, chez un tiers des hommes souffrant de dysfonction érectile et ayant été pris en charge, ce symptôme a permis de découvrir et de soigner une autre maladie telle qu'une maladie cardiovasculaire, un diabète ou une dépression.

Dysfonction érectile et maladie cardiovasculaire

La relation entre dysfonction érectile et maladies cardiovasculaires s'explique facilement. L'artère caverneuse de la verge peut, comme les autres artères vasculaires, se scléroser et ce d'autant plus facilement qu'elle fait partie des artères les plus étroites. Ainsi, lors d'une hypertension, d'un excès de cholestérol, d'un diabète ou d'un tabagisme, c'est une des premières à s'obstruer. C'est ainsi que les hommes souffrant de dysfonction érectile présentent un risque d'hypertension artérielle plus élevé de 38%. Globalement, ils sont 30% à présenter un risque cardiovasculaire modéré ou élevé.

Sachant que la dysfonction érectile est généralement présente depuis au moins 3 ans avant l'apparition d'une cardiopathie, il s'agit bien d'un des premiers symptômes cliniques d'une maladie vasculaire sous-jacente. La dépister a donc un intérêt majeur.

En pratique, toute personne présentant un trouble de l'érection devrait le signaler à son médecin afin de bénéficier d'une prise en charge spécifique, mais également d'un bilan de santé cardiovasculaire à la recherche d'une éventuelle autre maladie. Identifier cette dernière à cette occasion permettrait de la traiter plus précocement et d'éviter les complications.

Les troubles de l’érection
 
Les troubles de l’érection vont de simples problèmes passagers à une dysfonction érectile complète (familièrement appelée «impuissance»). En France, ils touchent 2,5 millions d’hommes. L’origine en est soit organique, soit psychologique. Parmi les causes psychologiques, on peut trouver : un conflit dans le couple, une dépression, un traumatisme psychique (viol, agression sexuelle, inceste…), le stress, une partenaire trop passive, un trouble de l'identité sexuelle… Parmi les origines organiques, on trouve : les maladies cardio-vasculaires, le diabète, la paraplégie, les troubles hormonaux, l'alcoolisme, le tabac, une fracture du bassin, une maladie des reins ou du système uro-génital. De plus, certains médicaments peuvent aussi avoir pour effet secondaire des troubles de l'érection. Dans tous les cas, des solutions spécifiques sont aujourd’hui proposées au patient. Le médecin peut prescrire des stimulants pour traiter les dysérections. Les injections intra-caverneuses dans le pénis, très contraignantes, étaient jusqu’à l’arrivée des traitements par voie orale, une alternative courante pour venir à bout des problèmes d’érection.

Désormais, les Viagra et consort, d’une efficacité redoutable, ont révolutionné la vie sexuelle des hommes souffrant de troubles de l’érection. Le laboratoire Pfizer indique que 300 000 Français en auraient bénéficié. Le Viagra agit en relaxant le muscle lisse à la base du pénis, dont la contraction empêche l’afflux de sang dans la verge. Ce médicament miracle agit sur le système cardio-vasculaire et provoque des chutes de tension pouvant se révéler fatales. Il ne doit être pris que sous prescription médicale et est formellement interdit aux hommes présentant des facteurs de risque pour les maladies cardio-vasculaires, ou aux patients sous traitement de dérivés nitrés. Son concurrent, l'Uprima, agit en 18 minutes. Il agit sur les zones cérébrales impliquées dans le déclenchement de l’érection. Il possède lui aussi des contre indications.

Certains troubles érectiles d’origine vasculaire peuvent être corrigés par l’emploi de prothèses péniennes externes, sous forme de pompes, ou encore d’implants péniens irréversibles, nécessitant une intervention chirurgicale, à n’envisager qu’en dernier recours. La dysérection d'ordre psychologique peut aussi se résoudre grâce au soutien d’un sexologue qui, en mettant à jour l'origine du problème, permettra à l’individu de reprendre confiance.

L’éjaculation prématurée

L’éjaculation prématurée ou précoce et le trouble le plus fréquent de la sexualité masculine. Elle ne se définit pas en fonction d’une durée minimum des rapports – certaines personnes éjaculent avant même la pénétration, d’autres une ou deux minutes après -, mais par une absence de contrôle de l’orgasme : celui-ci est alors involontaire et a lieu dès que l’homme a atteint une certaine excitation. Cette situation conduit forcément à une insatisfaction de la partenaire, même en cas de préliminaires prolongés. L’origine de ces troubles se trouve souvent dans une certaine habitude à faire l’amour dans des conditions difficiles ou stressantes. Pour aider le patient, le sexologue demandera à la partenaire de jouer un rôle actif dans la thérapie. Elle devra pratiquer le « stop and go », soit arrêter l’excitation au moment fatidique afin que l’homme n’éjacule pas. La partenaire sera aussi mise à contribution pour le « squeeze », une méthode de rééducation sensitive par la compression de la base du gland pendant deux à trois secondes juste avant le moment critique.
L’homme peut également pratiquer des exercices de rééducation périnéale pour muscler les zones du périnée, se situant du pénis jusqu’à l’anus. Il peut bien entendu s’exercer en dehors des rapports, en se masturbant.
Certains médicaments, comme les antidépresseurs ou des anesthésiques locaux, prescrits par un spécialiste, peuvent aussi être efficaces.

L’éjaculation retardée

L’éjaculation retardée est un dysfonctionnement sexuel plus rare (environ 3 %), qui empêche l’homme de parvenir à l’orgasme malgré une érection et des rapports prolongés. Elle est définie comme un trouble si l’absence d’éjaculation est répétitive ou systématique. Le traitement est le plus souvent personnalisé et dépend des formes du trouble (trouble primaire – la personne n’est jamais parvenue à l’orgasme -, orgasme uniquement en cas de masturbation ou de fellation, orgasme laborieux après des rapports très longs, problèmes organiques). Il est possible de résoudre ses problèmes en couple, avec la participation de sa partenaire, en changeant ses habitudes : relaxation, insistance sur les préliminaires. Il est aussi conseillé à l’homme de tenter d’éjaculer par la masturbation, seul, puis devant sa partenaire, puis d’alterner rapports sexuels et caresses. Le sexologue peut également conseiller des exercices plus approfondis, qui prennent en compte les inhibitions et les conflits psychiques de la personne.

Les traitements médicamenteux

Ils agissent en augmentant le flux sanguin au niveau du pénis ou au niveau du système nerveux central, en stimulant les zones responsables de l'excitation sexuelle.

Les PDE5 : une révolution scientifique

Dans les années 1980, la découverte d'une nouvelle famille d'enzymes, les phosphodiestérases, a constitué une petite révolution. Ces composés sont impliqués dans la dégradation des GMPc responsables de l'érection. Après différentes études, il a été établi qu'un certain type de phosphodiestérases, celle de type 5 (PDE5) s'exprimait préférentiellement dans le tissu érectile des corps caverneux.

Une grande partie des traitements médicaments repose ainsi sur le blocage de ce composé : moins de PDE5, moins de dégradation des GMPc, relâchement des muscles lisses, afflux sanguin et érection. Petit panorama des inhibiteurs de la phosphodiestérase :

Le tadalafil (Cialis®) : A la différence de ces concurrents, il offre l'avantage de pouvoir être pris plus de 24 heures avant un rapport sexuel. Selon les études, de 60 à 73,4 % des hommes prenant 20 mg de Cialis® répondent encore à ce produit 36 heures après. Ce médicament a également démontré son efficacité dans de nombreuses situations.

Le vardénafil (Levitra®) : De la classe des inhibiteurs de la phosphodiestérase 5, ce composé agit 25 minutes après son administration. Son efficacité a été évaluée sur des patients présentant des conditions particulières : diabète, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, hyperlipidémie, prostatectomie radicale ou dépression.



Le sildénafil (Viagra®) : La célèbre pilule bleue est commercialisée en France depuis 19987. Plus de 150 études cliniques ont été menées sur ce produit que 23 millions de patients à travers le monde ont déjà utilisés.

Même mode d'administration, même mode d'action, mêmes contre-indications (pas d'association avec des dérivés nitrés)… La conduite d'études comparatives devrait prochainement nous en apprendre plus sur les avantages et les inconvénients de chacun des médicaments en terme d'effets secondaires, d'efficacité et de tolérance.
L'apomorphine, un autre mode d'action

Mais d'autres composés ont également fait leur apparition sur le marché. Sous deux noms différents, Ixense® et Uprima®, l'apomorphine agit au niveau cérébral sur le déclencheur de l'érection. Cette molécule n'est pas véritablement nouvelle. Elle était déjà utilisée dans le traitement de patients parkinsoniens. Constatant le retour à une virilité étonnante chez leurs patients, les neurologues ont permis de souligner cet effet de l'apomorphine.

Contrairement aux substances qui agissent en augmentant le flux sanguin au niveau du pénis, cette molécule agit au niveau du système nerveux central. Directement absorbée au niveau sanguin, ce composé a pour cible le cerveau et non "l'équipement érectile". Imitant la dopamine, un neurotransmetteur, ce traitement stimule les zones du cerveau responsables de l'excitation et de l'érection.



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