Plus
de 740 millions de personnes souffrent d'une carence en iode dans le
monde.
En
France, les troubles
thyroïdiens restent très répandus. Car
certaines
situations et périodes de la vie exposent
particulièrement aux manques : grossesse, tabagisme,
pratique
d'un sport, végétarisme…
Découvrez vos
besoins pour mieux les combler.
Si la supplémentation systématique du sel de
table a
permis d'augmenter les apports en France, il faut également
privilégier une alimentation variée. Poissons et
produits
de la mer sont bien sûr au coeur de la prévention.
Les
astuces pour faire le plein de ce minéral incontournable.
Les
hormones
thyroïdiennes, qui participent notamment au bon fonctionnement
du
système nerveux, sont plus sollicitées dans
certains cas :
Chez les femmes enceintes et allaitantes : Hors de question d'avoir une
carence en iode pendant les neuf mois de grossesse ! En effet, tout
manque de ce minéral peut entraîner un retard
mental chez
le futur bébé. Les besoins sont ainsi plus
élevés chez les futures mamans, de même
que chez
les femmes allaitantes. Pour bébé, il est
essentiel
d'éviter les carences au moins jusqu'à la
diversification
alimentaire.
Chez
les sportifs : La
pratique d'une activité physique semble
particulièrement
exposer les sportifs au manque d'iode. Les carences pourraient
être liées aux pertes par la sueur. Il faut donc
être vigilant, notamment en cas de chaleur importante.
Chez les végétariens : Les
végétariens
semblent particulièrement exposés au risque de
carences.
En effet, la viande, le poisson ou le lait sont des sources importantes
d'iode. De plus, certains végétaux peuvent
limiter
l'absorption en iode.
Chez les fumeurs : Le tabac est un élément qui
freine
l'absorption de l'iode contenue dans les aliments. La cigarette serait
ainsi en partie responsable de certains goitres. Ce serait
particulièrement vrai chez les femmes enceintes, qui ont
tout
intérêt à se sevrer
totalement…
En fonction des régions… Si vous habitez
près de
la mer, vous avez moins de chances de souffrir de carences en iode.
Cela est certainement du à votre régime
alimentaire,
peut-être plus riche en poisson et autres
crustacés. Donc
pour tous ceux qui habitent dans le centre et l'Est de la France,
à la montagne (même si le crétinisme
à
aujourd'hui disparu)… Il ne faut pas oublier d'insister sur
les
aliments riches en iode.
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L'iode
est un
oligo-élément essentiel à la vie
humaine. Il est
stocké dans la thyroïde, et sert à
fabriquer
diverses hormones, dont la thyroxine. Son absence provoque une
turgescence de la glande, qui se manifeste par un goitre. La carence en
iode entraine un retard de croissance et divers troubles mentaux.
Les populations montagnardes n'ont jamais pu se procurer
aisément du sel de mer en raison de son prix. Les cas de
difformité et de nanisme étaient donc
fréquents
parmi les populations paysannes alpines. Dans les Alpes, la population
isolée des vallées était beaucoup plus
souvent
atteinte de désordres liés à la
carence en iode.
Du reste, Diderot est le premier à consigner le nom de
"crétin" dans son encyclopédie
raisonnée des
sciences, des arts et des métiers. L'expression
"crétin
des Alpes" est usuelle. Le crétinisme est une forme de
débilité mentale et de
dégénérescence physique en rapport
avec une
insuffisance thyroïdienne.
Le diiode dissout dans l'alcool (« teinture d'iode
» ) ou
dans une solution aqueuse d'iodure de potassium ( solution de lugol)
est également utilisé en pharmacie comme
antiseptique
puissant. Elle laisse des traces jaunes sombres
caractéristiques
sur la peau. Il existe également des composés
organiques
où l'iode est lié, tels le polyvidone
iodée
(Bétadine ou Iso-Bétadine)
Certaines personnes peuvent être allergiques à des
produits contenant de l'iode, comme par exemple au produit contrastant
injecté pour des examens de radiologie ou encore certains
fruits
de mer ; s'est donc répandue l'idée, fausse, que
l'on
pouvait être allergique à l'iode. Ceci est
parfaitement
faux. Les produits susceptibles d'induire une "allergie à
l'iode" contiennent tous de l'iode, mais ce sont des substances
différentes qui interviennent dans le cas de l'allergie.
Pour la
bétadine, c'est la povidone (le véhicule de
l'iode) qui
est responsable, pour les produits de contraste iodés,
l'osmolalité est mise en cause, et pour les produits de la
mer
(poissons et crustacés) ce sont des protéines
musculaires. Il n'existe donc aucune réaction
croisée ni
de facteurs de risques. De plus, il n'y a aucune allergie
rapportée dans le cas d'utilisation de solution alcoolique
ou
aqueuse d'iode (solution de Lugol, teinture d'iode, ...).
Iode et santé
L'iode est indispensable à la fonction de la
thyroïde et
pour contrôler le métabolisme de base. Les besoins
quotidiens d'un humain sont de 100 à 200 ųg. Il est donc
recommandé de prendre de l'iode mais plutôt sous
forme
organique (poissons, crustacés, algues marines), voir le
tableau
des aliments riches en iode. Pour toute une vie les besoins en iode
sont d'environ de 15 mg ce qui est extrêmement faible mais
cela
reste redoutable car notre organisme ne sait pas stocker cet
oligo-élément.
Lors des siècles précédents, le manque
d'iode a
été, dans les zones montagneuses
éloignées
de la mer, la cause d'une grave affection connue sous le terme de
crétinisme des Alpes. Aujourd'hui la carence en iode de la
population, ou hypothyroïdie, se traduit par de la
frilosité et des signes d'hypothyroïdie. En France,
il est
estimé que 5,5 millions de françaises et 1,3
millions de
français sont touchés.
Le rapport de 8 sur 10 en défaveur des femmes s'explique par
:
- une hypersensibilité féminine
particulière aux hormones ;
- les grossesses, lors desquelles quelques cellules fœtales
pouvant passer dans le sang maternel et coloniser la thyroïde,
elles s'y trouvent alors agressées par les anticorps de la
femme.
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