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Le
dysfonctionnement érectile ou impuissance se
définit comme " l'incapacité
d'un homme à obtenir ou maintenir une érection
suffisante pour
permettre une relation sexuelle satisfaisante depuis au moins trois
mois ".
Ce trouble sexuel oncernerait 152 millions
d’hommes dans le monde, soit 16% des hommes
âgés de 20 à 75 ans.
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Un dysfonctionnement
érectile est rarement dû à
une seule
cause. En règle générale, il
résulte de multiples mécanismes, d'autant plus
que le sujet avance en âge. La survenue d'un
dysfonctionnement érectile n'est jamais un hasard. Pour
cette raison, il est nécessaire de toujours rechercher des
facteurs prédisposant (pourquoi lui ?),
déclenchant (pourquoi maintenant ?) ou entretenant (pourquoi
encore ?) un dysfonctionnement érectile.
Celui-ci peut en effet être le symptôme d'anomalies
médicales (connues ou non) ou de situations à
risque (surpoids, addictions, stress, mauvaise observance
…). Il est ainsi très souvent associé
à des maladies chroniques aussi répandues que le
diabète, l'athérosclérose, la
dépression, l'hypertension, les troubles prostatiques
…
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Ainsi, une étude a montré que la
majorité des hommes français prenant du
sildénafil présentait plusieurs pathologies, et
qu'un homme sur dix présentait des symptômes
d'hypertrophie bénigne de la prostate.
Il est également vrai que
l’anxiété, la culpabilité ou
la dépression sont susceptibles d’engendre une
dysfonction érectile. La médecine dispose
aujourd’hui de traitements par voie orale, de traitement
intra-utérale, d’injections intracaverneuses et de
psychothérapie afin de venir à bout de ce
problème.
Traitement
: faites du sport
Passé quarante ans, les hommes qui pratiquent
régulièrement une activité physique ou
un sport ont moins de chance d'être victimes de troubles de
l'érection. Tels sont les résultats d'une
récente étude américaine
réalisée sur 1 709 hommes
âgés de 40 à 70 ans entre 1987 et 1989,
confirmés entre 1995 et 1997 sur 1 156 hommes. Pour
préserver une érection satisfaisante, ces
chercheurs ont constaté qu'il faut s'adonner en moyenne
à trente minutes de sport par jour.
Quels
aphrodisiaques ?
- Le chocolat : il serait à la fois aphrodisiaque et
euphorisant. On a découvert, récemment, qu'il
stimulerait la sécrétion, dans le cerveau, d'une
substance nommée anandamide qui mime les effets du cannabis.
- La yohimbine
: elle provient de l'écorce d'un arbre du
Cameroun, le yohimbehe. Elle est efficace, et on la trouve d'ailleurs
dans notre pharmacopée, puisque c'est un vasodilatateur.
Cette substance est à proscrire en cas de maladies des reins
ou du foie, et elle ne doit pas être
associée à certains
médicaments contre l'hypertension.
- La cantharide : cette mouche espagnole, une fois réduite
en poudre, congestionne les parties génitales et peut
déclencher une forte érection par la
présence d'un composé, la cantharidine, que l'on
retrouve aussi dans les cuisses de grenouille. C'est un toxique
puissant qui peut provoquer un priapisme (érection
prolongée et douloureuse), voire une hémorragie
rénale.
- La truffe : Elle doit sans doute les vertus dont on
la pare aux substances qu'elle contient, dont certaines sont
très proches de la testostérone (hormone en lien
avec le désir sexuel chez l'homme comme chez la femme).
- L'ail : le Talmud assure qu'il rend le sperme plus abondant, et dans
la France médiévale, un ragoût
à l'ail assurait aux jeunes gens fougueux des nuits
amoureuses sans fin. Au Moyen-Orient, le jeune marié porte
encore une gousse d'ail à sa boutonnière !
- La moutarde : son nom a pour origine "moût ardent". Dans
toute l'Europe, les hommes avaient pris pour habitude d'enduire leur
pénis, juste avant l'acte, d'un cataplasme à base
de moutarde pour le moins brûlant… mais efficace,
certes, puisqu'elle pique la peau, dilate les vaisseaux et intensifie
localement la circulation sanguine.
- La mandragore : son succès est lié au principe
de similitude, puisque cette racine présente une forme
phallique. En réalité elle renferme de la
scopolamine, un composé utilisé aujourd'hui
contre le mal de mer.
- Le ginseng
: L'aphrodisiaque le plus célèbre,
et le plus demandé sur la planète. Dans la
pratique, on le trouve quelquefois associé à de
la noix vomique, laquelle contient de la strychnine, stimulante mais
dangereuse.
Pour les traitements oraux (cialis, levitra, viagra...) : voir notre didacticiel
sur la sexualité
Autres
traitements physiques : Les injections intra-caverneuses
Connues depuis environ 20 ans, les injections intra-caverneuses
agissent avec une grande efficacité. Le résultat
est proportionnel à la dose injecté. Son mode
d’administration est cependant assez singulier, car
l’injection se fait au niveau de la verge.
Cette technique date des années 1980 et depuis janvier 2001,
une des substances injectables est partiellement remboursée
par l’Assurance maladie.
Le patient doit apprendre à manier l’aiguille pour
injecter dans le corps caverneux le liquide provoquant
l’érection. L’effet secondaire principal
est le maintien prolongé d’une
érection. Bien que minimisée avec la mise au
point de nouvelles substances, cette conséquence
nécessite une évaluation préalable.
Ainsi, plusieurs essais sont pratiqués lors de la
consultation, pour trouver la dose minimale efficace.
L'injection qui doit être réalisée 10
à 15 minutes avant le rapport sexuel entraîne une
érection qui peut se maintenir de trente minutes
à une heure.
L’injection est peu douloureuse, mais peut dans de rares cas
entraîner des sensations désagréables
lors de l’érection. La
répétition des injections (si elles sont mal
pratiquées) peut s’accompagner de formation de
plaques ou nodosités dans le pénis, le plus
souvent sans conséquences. Néanmoins,
c’est une raison justifiant un minimum de suivi
médical pour les hommes ayant recours à ce
traitement.
Administration
trans-urétrale
Un petit dispositif appelé MUSE® a
été conçu pour administrer des
médicaments dans le pénis à travers
l'urètre. Une fois le conduit introduit, une dose de
médicament concentré (alprostadil) est
administrée. Disponible en France depuis septembre 2001, ce
dispositif bénéficie d'une efficacité
toute relative.
Commercialisé aux Etats-Unis et en Angleterre, ce produit
est en vente en France depuis le 3 septembre 2001.
Assez désagréable, ce traitement
nécessite l'introduction d'une canule - contenant le
médicament concentré sous forme de microbilles en
plastique - dans l'urètre. Pour l'administrer, il suffit
d'une simple pression sur l'embout du petit tube. Pour
répartir le principe actif, il faudra ensuite masser le
pénis pendant une dizaine de secondes. En traversant la
muqueuse, le traitement atteint le corps caverneux et produit une
érection en 10 à 15 minutes. Elle se prolongera
entre une demi-heure et une heure.
Son efficacité est relative, car le pourcentage de
réussite oscille entre 60 et 40 %. Selon certaines
études, la pose d'un garrot à la base du
pénis pourrait éventuellement augmenter ce taux
de succès. Quoi qu'il est soit une explication claire du
médecin est nécessaire pour ne pas voir le
patient abandonner le traitement.
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Le
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