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La
supplémentation hormonale peut susciter des controverses
comme l'emploi de la DHEA, de l'hormone de croissance ou de la
mélatonine.
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L'hormone
de
croissance (= GH pour Growth Hormone = STH pour
somatotrophine), la
déhydroépiandrostérone (DHEA), la
prégnénolone ("preg"), la thymuline, la
mélatonine, les hormones thyroïdiennes,
sont autant
de molécules organiques naturellement présentes
dans notre corps, mais dont le taux diminue au cours du vieillissement.
D'aucuns estiment que le vieillissement pourrait, du moins en partie,
être assimilé à un ensemble de
symptômes dus à une carence en l'une et/ou l'autre
de ces hormones. Les carences hormonales se manifestent d'ailleurs
fréquemment par des signes de vieillissement
prématuré tels que l'ostéoporose,
l'altération de la peau
et des cheveux, la prise de masse
grasse, etc. Comme il est souhaitable de le faire en
présence de toute carence, il suffirait donc d'apporter
à notre corps ce dont il manque pour voir les troubles
gênants régresser.
Les deux principaux objectifs recherchés par cette
supplémentation sont, d'une part, de retarder l'apparition
ou de combattre les signes du vieillissement, et d'autre part, de
prolonger la longévité : autrement dit, vivre
plus longtemps et en meilleure forme physique et intellectuelle.
Si, aux USA, on peut se procurer ces hormones facilement et en toute
légalité, ce n'est pas le cas en France car leur
mise sur le marché nécessite d'en bien
connaître les effets, les doses efficaces et les doses
éventuellement toxiques, ce qui exige la
réalisation d'études longues et
coûteuses.
Un autre sujet d'inquiétude est que certains
suppléments d'hormones ne sont pas
réglementés par la Food and Drug Administration
mais sont vendus comme compléments nutritionnels. C'est
pourquoi les lois qui régissent leur production et leur
vente ne sont pas aussi strictes que les lois concernant les
médicaments. Par exemple, les fabricants de DHEA
et de
mélatonine n'ont pas l'obligation de faire figurer sur
l'étiquette de leurs flacons les informations importantes
pour la santé.
L'hormone
de croissance : la somatotrophine, hormone polypeptidique
secrétée par l'hypophyse, est indispensable
à la croissance de l'être humain : elle est
à l'origine de la sécrétion des
somatomédines par le foie et les reins, lesquelles
contribuent notamment à la croissance en longueur des os.
Mais son intérêt ne s'arrête pas
à la période de croissance
staturo-pondérale. En effet, l'hormone
de croissance agit
sur la distribution du tissu maigre et du tissu graisseux, au profit du
tissu maigre : elle favorise la captation des acides aminés
et accélère la synthèse
protéique ; elle favorise la libération des
acides gras à partir du tissu adipeux pour leur utilisation
comme source d'énergie. Elle intervient dans le transport
des acides gras vers le foie et l'hydrolyse des
triglycérides. Elle possède un effet
"anti-insuline", se manifestant à forte dose par une
résistance au glucose. Elle a également une
action sur la réabsorption du sodium au niveau
rénal, la contraction cardiaque et la
minéralisation osseuse.
C'est vers 40 ans que notre production d'hormone de croissance atteint
son seuil le plus bas, qui sera maintenu par la suite. La production de
GH est corrélée à notre taux
d'hormones sexuelles.
Quels effets peut-on attendre d'une supplémentation en
hormone de croissance chez l'adulte ? La quantité de masse
grasse décroît, en moyenne de 4 kilos, tandis que
la masse maigre augmente dans la même proportion, sous la
forme de muscle. Les capacités physiques et intellectuelles
ainsi que la résistance à la fatigue et au stress
s'améliorent. Le débit et la fréquence
cardiaques sont augmentés. Le taux de cholestérol
total est abaissé. En cas
d'hypertriglycéridémie, le taux de
triglycérides est diminué. La synthèse
protéique est accrue. La minéralisation osseuse
est fortement augmentée.
D'autres effets bénéfiques demandent à
être confirmés par de plus amples recherches :
- amélioration de l'aspect de la peau
avec diminution
des
rides;
- amélioration de la qualité des cheveux;
- amélioration de l'acuité visuelle;
- amélioration de la mémoire;
- amélioration de la fonction
sexuelle et hausse de la
libido;
- amélioration du système immunitaire.
Quels sont les risques liés à une
supplémentation en hormone de croissance ? Le risque de
transmission de la maladie de Creutzfeld-Jakob qui existait autrefois a
disparu depuis que l'on dispose d'hormone de croissance
synthétique (également appelée hormone
recombinante). Dans les premiers jours de traitement, on peut observer
un phénomène de rétention d'eau avec
formation d'oedèmes au niveau des malléoles, des
douleurs articulaires et au niveau du canal carpien. Ces signes
s'estomperaient en quelques jours en continuant le traitement, dont le
dosage doit être adapté en fonction des effets
indésirables constatés. L'Institut National de la
Santé américain rappelle cependant que les
risques liés au traitement par l'hormone de croissance
comprennent également le diabète, l'hypertension
artérielle et l'insuffisance cardiaque.
Comment se passe la supplémentation en pratique ? Elle se
fait sous la forme d'une injection sous-cutanée quotidienne,
la posologie devant être adaptée par le
médecin au cas par cas et diminuant au fil des mois. Il
existe également des sécrétagogues et
des pro-GH qui se prennent sous forme orale, le soir, à
distance du dernier repas, visant à améliorer la
production de l'hormone sans avoir recours aux injections.
Peut-on accroître son taux d'hormone de croissance sans avoir
recours aux injections d'hormone recombinante ?
Divers facteurs interviennent en faveur ou à l'encontre de
la libération de l'hormone de croissance ; il convient donc
de privilégier ceux qui favorisent l'augmentation du taux de
GH et, au contraire, de limiter ceux qui l'entravent.
On observe que la pratique sportive augmente le taux de GH plasmatique.
Faire du sport est donc une excellente manière de conserver
sa jeunesse, cet aspect n'étant que l'un des nombreux
avantages apportés par l'activité physique.
Le sommeil est un facteur d'augmentation de la libération de
GH, l'hormone atteignant son taux maximum durant la nuit, avec des pics
durant les phases de sommeil profond.
Le stress favorise également la production de GH. S'il va de
soi qu'on ne saurait encourager hommes et femmes à s'exposer
à toutes formes de stress, en revanche, il semble
souhaitable de continuer à vivre
régulièrement des stress positifs, tels que ceux
occasionnés par les activités professionnelle ou
de loisirs (désir de se surpasser,
compétitivité, recherche de solutions
à divers problèmes,...), ce qui contribue
à expliquer pourquoi les personnes
âgées actives ont souvent l'air plus jeunes que
leurs pairs inactifs.
L'hyperaminoacidémie, surtout en ce qui concerne l'arginine,
favorise la libération de l'hormone de croissance, ce qui
nous rappelle l'importance d'une alimentation suffisamment riche en
protéines chez le sujet vieillissant, l'arginine
étant considérée comme acide
aminé essentiel lors de la croissance mais semblant
également très importante chez le sujet
âgé. Une alimentation suffisamment riche en acides
aminés, apportés par des protéines
ayant un bon coefficient d'utilisation digestive (viande, poisson,
oeufs, laitages), contribue donc à l'augmentation de la
sécrétion de GH.
Certains états pathologiques entraînent
également une élévation de la
production d'hormone de croissance : il s'agit du jeûne ou de
l'anorexie. S'il n'est pas concevable de conseiller aux personnes
âgées de jeûner, en revanche, on
comprend mieux l'intérêt de la restriction
calorique comme facteur de longévité. Mais
attention, lorsqu'on parle de restriction calorique, on parle en
réalité d'une alimentation adaptée,
sur laquelle nous reviendrons plus en détail par la suite.
D'autres facteurs contribuent à la diminution de la
sécrétion de GH. Il s'agit de :
- l'hyperglycémie postprandiale : on retrouve à
ce titre l'intérêt de prendre des repas
équilibrés, comportant des sources de glucides
complexes à index glycémique faible (tels que les
légumes secs, par exemple) et de limiter sa consommation de
sucreries, qui perturbent l'équilibre glycémique.
- l'augmentation des acides gras libres : l'amaigrissement
entraîne une élévation du taux d'acides
gras libres circulants qui opère un
rétro-contrôle sur la libération de
l'hormone de croissance.
- l'obésité : on remarque, à nouveau,
que les facteurs alimentaires sont très importants
vis-à-vis de la quantité d'hormone de croissance
circulante et qu'il est conseillé d'avoir un poids
à la fois compris dans les valeurs souhaitables et stable.
La DHEA
: la
déhydroépiandrostérone , produite par
les glandes surrénales à partir de la
prégnénolone, est un précurseur des
oestrogènes et de la testostérone, hormones
stéroïdes ayant un impact puissant dans notre
organisme. Le taux de DHEA atteint son maximum vers 25 ans puis
décroît régulièrement de 2%
par an. A 80 ans, notre taux de DHEA n'est plus que de 15% de celui de
nos 25 ans. La production de la DHEA à partir de la
prégnénolone est liée à
l'action d'une enzyme qui devient inopérante lors du
vieillissement, c'est pourquoi une supplémentation en
prégnénolone serait inefficace, chez le sujet
âgé, pour faire remonter le taux de DHEA.
La DHEA bénéficie aux Etats-Unis - où
elle est en vente libre depuis plusieurs années et serait
consommée chaque jour par environ 40 millions
d'Américains - du statut de "substance alimentaire
dérivée du cholestérol" et est de ce
fait considérée comme un complément
nutritionnel naturel. Après la ménopause ou
l'andropause, la déficience en testostérone est
fréquente, chez la femme comme chez l'homme. Si le taux de
testostérone est abaissé, il est envisageable
Outre-Atlantique de recourir à une
supplémentation hormonale ou à l'apport de
précurseurs alimentaires. En France, à l'heure
actuelle, la supplémentation en DHEA est interdite.
Quels effets peut-on attendre d'une supplémentation en DHEA
chez la personne vieillissante ? L'amélioration des
défenses immunitaires, de la qualité de la peau,
des muscles et des os ainsi que la baisse du cholestérol
circulant en sont les premiers intérêts. Mais son
action sur le système nerveux laisse entrevoir d'autres
avantages tels que l'augmentation du dynamisme et de la sensation de
bien-être, le renforcement de la mémoire et
l'amélioration de la qualité du sommeil. Il faut
souligner également que la prise de DHEA accroît
la production de l'IGF-1, facteur de croissance tissulaire
lié à l'hormone de croissance ; une
supplémentation en DHEA induirait donc les mêmes
bénéfices que ceux observés avec
l'hormone de croissance.
Quels sont les risques liés à une
supplémentation en DHEA ? Le risque de favoriser le cancer
de la prostate a été évoqué
mais de récentes études se veulent rassurantes en
indiquant que les marqueurs de prolifération des cellules de
la prostate sont normaux. De plus, les essais
réalisés montreraient qu'il n'y a pas de risque
d'accumulation dans l'organisme.
L'Institut National de la Santé américain met
cependant en garde les consommateurs éventuels contre les
effets apparemment nocifs des compléments de DHEA sur le
foie, même lorsqu'ils ne sont consommés que peu de
temps.
De plus, il existe des variations entre individus montrant
qu'à partir d'une même dose de DHEA, les taux
d'oestrogènes et de testostérone
synthétisés sont imprévisibles. Or ces
hormones, lorsqu'elles sont présentes en excès,
entraînent des effets secondaires dont on ne
connaît pas encore toutes les conséquences. Le
N.I.H. rappelle que ces hormones jouent un rôle dans le
développement des cancers de la prostate et du sein, et
qu'un taux trop élevé de testostérone
chez la femme entraîne une pilosité anormalement
abondante du visage.
Comment se passe la supplémentation en pratique ? La dose
active recommandée est de l'ordre de 50 mg par jour.
Elle se fait sous forme orale ou sub-linguale.
Peut-on accroître son taux de DHEA sans avoir recours aux
suppléments hormonaux ?
Pour accroître son taux de DHEA à court terme, la
supplémentation hormonale semble être le seul
recours.
On entend parfois dire que la diosgénine contenue dans le
wild yam (igname sauvage, également connu sous le nom de
dioscorea) est un précurseur de la DHEA. C'est vrai en
laboratoire, mais pas in vivo, l'équipement enzymatique
humain n'étant pas capable d'assurer cette transformation.
En revanche, la diosgénine est une substance
possédant une action mimétique hormonale des
oestrogènes, c'est pourquoi les extraits de yam, au
même titre que les extraits de soja, sont
conseillés pour lutter contre les troubles de la
ménopause. L'hypothèse selon laquelle la
consommation d'aliments ou d'extraits d'aliments riches en
phyto-oestrogènes puisse avoir un effet stimulant au niveau
des surrénales, provoquant à long terme une
production de DHEA supérieure à celle observable
chez un groupe témoin ne consommant pas de
phyto-oestrogènes reste à confirmer.
La
mélatonine : cette hormone,
sécrétée au cours de la nuit par
l'épiphyse (ou glande pinéale) contribue
à la régulation de nos rythmes biologiques
circadiens (c'est-à-dire sur 24 heures) et saisonniers. Elle
est surtout connue pour favoriser le sommeil et pour son action
antioxydante. Utilisée depuis longtemps pour contrecarrer
les effets du décalage horaire du personnel navigant et chez
les travailleurs de nuit, son action favorable sur le ralentissement
des signes du vieillissement n'est pas démontrée,
même si l'on sait que sa synthèse diminue avec
l'âge. La mélatonine a fait son apparition comme
complément alimentaire sur le marché
américain en 1994 et a rencontré
auprès des consommateurs un vif succès, notamment
grâce à une médiatisation de grande
ampleur, en dépit du manque d'études permettant
de prouver les effets miraculeux qu'on lui a attribués ainsi
que son absence de toxicité. L'action de la
mélatonine dans l'organisme est encore peu connue, ses
récepteurs étant nombreux, de plusieurs types, et
distribués aussi bien dans notre cerveau que dans les tissus
périphériques. De plus amples études
semblent donc indispensables pour en mieux connaître les
effets.
Quels sont les risques liés à une
supplémentation en mélatonine ? La prise de
mélatonine au mauvais moment est susceptible de perturber
notre cycle veille/sommeil. De plus, parmi les effets
indésirables qui peuvent suivre la consommation de
mélatonine, on note : confusion, somnolence et
céphalées au réveil. Les
études sur les animaux suggèrent que la
mélatonine peut avoir un effet vasoconstricteur, lequel
risque d'être dangereux chez les personnes hypertendues ou
souffrant d'autres problèmes cardiovasculaires.
Comment se passe la supplémentation en pratique ? La dose
active proposée dans les compléments alimentaires
est de l'ordre de 0,5 à 3 mg par jour, soit une dose pouvant
être jusqu'à 40 fois supérieure
à la dose physiologique.
Elle se fait sous forme sub-linguale.
Peut-on accroître son taux de mélatonine sans
avoir recours aux suppléments hormonaux ?
La sécrétion de mélatonine ayant lieu
pendant le sommeil et étant inhibée par la
lumière, il va de soi qu'il est conseillé de
dormir suffisamment... la nuit.
Les
hormones thyroïdiennes : ces hormones, T3 (ou
triiodothyronine) et T4 (ou thyroxine),
sécrétées par la glande
thyroïde, ont de grandes répercussions dans notre
organisme, notamment : elles augmentent le métabolisme de
base (la dépense énergétique au repos)
; elles activent la lipolyse ; elles augmentent le rythme cardiaque et
la contractilité du myocarde ; elles sont indispensables au
cycle ovarien ; elles favorisent la production des globules rouges et
contribuent à abaisser la
cholestérolémie. Le supplémentation en
hormones thyroïdiennes est indiquée chez les sujets
souffrant d'hypothyroïdie.
Quels sont les risques liés à une
supplémentation en hormones thyroïdiennes ? Le
risque de cette supplémentation est, en cas de surdosage,
une hyperthyroïdie qui se manifeste par les signes suivants :
amaigrissement, hyperthermie, goître, exagération
des réflexes, augmentation du rythme cardiaque, du transit
intestinal, tremblements et irritabilité.
Comment se passe la supplémentation en pratique ? La prise,
dont le dosage dépend de la déficience et doit
être adapté par le médecin, se fait
sous forme orale.
Peut-on accroître son taux d'hormones thyroïdiennes
sans avoir recours aux suppléments hormonaux
La sécrétion des hormones thyroïdiennes
est dépendante de l'iode apporté par
l'alimentation, une carence en iode entraînant une
hypothyroïdie. Certaines régions
éloignées de la mer ont un sol pauvre en iode ;
la consommation de produits de la mer, d'algues et de sel
iodé est donc recommandée.
On notera par ailleurs l'action stimulante du froid sur la production
des hormones thyroïdiennes, ce qui ne doit pas pour autant
conduire les personnes fragiles à s'exposer au froid.
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Le
guide l'anti age : préservez votre jeunesse
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